Étiquette : médiatisation

  • Demi-journée de présentation de la SNBC3, DGEC

    Le 26 mars 2026, dans le cadre de l’événement sur la Stratégie Nationale Bas Carbone – SNBC3 organisé par la Direction générale de l’Énergie et du Climat – DGEC à l’École Nationale des Ponts et Chaussées, je présente le poster scientifique « Rendre visible la sobriété pour inviter à y participer ». 

    Le poster illustre les recherches menées au cours de ma recherche post-doctorale pour le projet ADEME « SOBREPOL – Politiques de la sobriété énergétique » en collaboration avec Claire Le Renard. La recherche se concentre sur le changement de la norme sociale guidant les pratiques énergétiques au cours de la crise énergétique de 2022-2023 et notamment sur le rôle du dispositif politique (« Le plan de sobriété énergétique ») et info-communicationnel (la campagne de communication publique « Chaque geste compte »). Ces dispositifs sont notamment analysées à partir des approches de la participation matérielle, de la sociologie des problèmes publics, de la théorie des pratiques et en prenant en compte des processus de médiatisation divers.

    La question de recherche : « comment faire changer une norme sociale ? ». Le poster décline nos résultats provisoires selon 4 axes : 

    • faire attention : une valorisation de la modération de la consommation, qui réactive une norme sociale préexistante ;
    • la prise de conscience : métabolismes et impacts environnementaux vus par les classes intellectuelles ;
    • inviter à participer : une activation dépolitisée de la participation citoyenne ;
    • communiquer l’exemplarité : déplacer la norme vestimentaire et de présentation de soi par une stratégie d’invitation à l’émulation.

    Support de la présentation

  • Intervention au séminaire du CML

    Avec Dylan Fluzin, une participation au séminaire interne du groupe de recherche Culture Média Lab (DICEN IDF, Université Paris Nanterre) du 19 février 2026.

    Les deux communications visent à interroger des points de rencontre entre les sciences de l’information et de la communication et le design. En mettant en avant une approche matérielle aux phénomènes communicationnels, elles se rejoignent sur la question : comment des dispositifs info-communicationnels dessinent et encadrent des pratiques collectives (pratiques énergétiques d’un côté, pratiques mémorielles de l’autre) ?

    « Communication et design de la participation énergétique : synecdoques et cybernétiques corporelles » 

    Irene De Togni. Post-doctorante à l’ENPC, LATTS.

    Cette communication présente une partie des travaux en cours dans le cadre du contrat post-doctoral pour le « Projet ADEME SOBREPOL – Politiques de sobriété énergétique dans la crise énergie-climat ». Elle se concentrera sur le cadre théorique, le corpus et la méthodologie d’analyse. L’analyse porte notamment sur le « plan de sobriété énergétique » de 2022-2023, et sur la campagne gouvernementale de communication-action grand public « chaque geste compte ». La campagne est étudiée à travers la question de la participation énergétique, dans une perspective où les objets info-communicationnels sont en même temps des médias qui engagent la participation citoyenne avec des modalités diverses et des représentations diverses de la planification et de la participation énergétique, des médiatisations plurielles, stratifiées et circulantes. Médiation technique et médiatisation de la sobriété mettent en lumière des aspects matériels, techniques et corporels précis qui posent autrement la question de la tension entre responsabilité individuelle et système sociotechnique (entreprise, collectivité territoriale, État, etc.) face au problème écologique à travers la question de l’incorporation des pratiques de participation énergétiques.

    « Plateforme, mémoire, et dispositif : une approche de recherche par le design des pratiques d’archivation LGBTQIA+ » 

    Dylan Fluzin. Doctorant en SIC et Design, DICEN IDF. 

    Le travail de thèse porte globalement sur les pratiques de mémoire et d’auto-documentation dans les communautés LGBTQIA+, en particulier à partir de contenus produits sur des plateformes comme Instagram. Cette présentation n’insistera pas tant sur le terrain lui-même que sur la manière dont la question est abordée méthodologiquement. L’idée serait de montrer que les plateformes ne sont pas considérées seulement comme des supports de contenus, mais comme des dispositifs techniques et informationnels dont le design influence concrètement la manière dont les communautés produisent, font circuler et conservent leurs traces. À partir de là, ce travail consiste à faire un double mouvement : analyser ces effets du design de plateforme sur les pratiques mémorielles, puis expérimenter en première personne, par des dispositifs de recherche par le design (ateliers, protocoles d’éditorialisation, transformations matérielles de données, etc.), des formes possibles d’archivation qui tiennent compte de ces contraintes.