Mes activités de recherche trouvent leur ancrage dans les Sciences de l’information et de la communication et en Sciences sociales, après un parcours pluridisciplinaire en Philosophie et Théorie littéraire. Elles ont débuté au cours de mes 2 Master Recherche en Lettres et en Information-Communication et entre 2019 et 2024 dans le cadre du projet ANR « Collabora – Dispositifs contributifs culturels ». Elles se sont poursuivies avec une thèse au sein du laboratoire DICEN-IdF et de l’Université Paris Nanterre. Depuis la Soutenance qui a eu lieu en janvier 2025, je mène un travail de valorisation de mes recherches doctorales et je continue mes activités de recherche dans le cadre d’un contrat post-doctoral initié en 2025 pour le projet ADEME « SOBREPOL – Politiques de la sobriété énergétique » au sein du laboratoire LATTS.
- Principaux thèmes et sujets de recherche
- Participation à des projets de recherche
- Participation à des collectifs et programmes de recherche
- Publications et communications scientifiques
- Valorisation de la recherche
Principaux thèmes et sujets de recherche
Approches sémiotiques et matérielles de la communication-action énergétique : design de la participation citoyenne à la sobriété, Recherche post-doctorale, 2025-auj.
Sujet de recherche : Communication-action publique, pratiques énergétiques, design des pratiques, médiatisation, participation matérielle
Résumé : Mes travaux mobilisent notamment la théorie des pratiques et les approches par le design et info-communicationnelles d’analyse des médias pour interroger la construction politique et médiatique du problème public de la sobriété énergétique et de l’invitation à la participation citoyenne. Cela à partir de la communication publique du plan de sobriété énergétique de 2022-2023 et de la campagne de communication « chaque geste compte », leur réception par la presse nationale et régionale et leur circulation intermédiatique dans les espaces publics médiatiques des réseaux socio-numériques. J’analyse la construction médiatique du problème public de l’énergie et son opérationnalisation à partir d’une approche matérielle empruntée au courant pragmatiste. J’observe notamment les éléments matériels, techniques, pratiques et corporels et leur mobilisation pour rendre matériellement possible l’économie d’énergie (ingénierie politique, communication et design de la participation, agentivité médiatique) et l’incorporation des pratiques énergétiques minimalistes à diverses échelles (État, entreprises, collectivités territoriales, individus). J’interroge ainsi les dispositifs d’information-communication du point de vue de l’action à partir de deux niveaux complémentaires : les médias offrent une médiation sociale et une médiatisation techno-sémiotique de la citoyenneté énergétique, ils représentent l’action et disposent un cadre performatif de l’action. Cette recherche questionne notamment les rapports entre communication-action publique et dynamisme des pratiques énergétiques au sens d’une communication qui vise à engager la participation citoyenne à une sobriété énergétique « de masse » proposée comme nouvelle norme sociale. J’ai l’occasion de valoriser ces travaux de recherche au sein d’un séminaire interne du groupe CML, par un poster scientifique présenté à un événement sur la SNBC3, par un article pour la Revue des Sciences Sociales portant sur minimalisme énergétique et les pratiques corporelles, par une communication au Congrès de l’AFS sur les dispositifs d’information et de communication et leur action sur l’indétermination énergétique, et au Congrès de l’AFSP sur la participation énergétique citoyenne.
Méthodologie: sémiotique visuelle (vidéo et image de presse), socio-sémiotique des médias (presse, interfaces numériques), analyse quantitative avec des logiciels de text mining (Cortext), analyse de la participation, entretiens semi-directifs avec les personnes ayant conçu la campagne de communication « Chaque geste compte ».
Corpus : (1) corpus de littérature politique grise : exploration des Archives du politique de SciencesPo et notamment des professions de foi, corpus de discours publics des ministres (vie-publique.fr/discours) en ciblant l’année 2022 ; (2) divers corpus de presse (Europresse) sur la médiatisation du plan de sobriété et de la communication gouvernementale ; (3) corpus numérique (YouTube) : comptes d’expertise et de communication scientifique autour de la sobriété, corpus d’images-« vignettes » et de vidéos du plan de sobriété énergétique 2022.
Reconfigurations numériques du journalisme culturel : nouveaux publics, créativités et litératies, Valorisation du travail de thèse, 2025-auj.
Sujet de recherche : Plateformes littéraires, plateformes cinématographiques, écriture numérique et ordinaire, réception créatrice et participative, rhétorique numérique
Résumé : La valorisation de mon travail de thèse m’a permis de poursuivre la réflexion sur les thèmes développés dans ma recherche doctorale. Elle a donné lieu à la publication de 2 articles dans des revues qualifiantes en sciences de l’information et de la communication. Pour Hermès, La Revue, l’article « Listes et effets de liste dans les plateformes littéraires participatives » se concentre sur l’analyse empirique des listes des plateformes numériques littéraires et sur l’impact de la mise en liste sur les pratiques littéraires en ligne. Pour Études de communication, l’article « Proposition d’une rhétorique numérique : littératie et affordances des listes de la plateforme MUBI » fait le point sur la méthodologie d’analyse sémio-rhétorique des interfaces numériques développée dans la thèse. J’ai eu également l’occasion de participer à 1 colloque avec actes, « Écrits ordinaires », avec la communication « Rhétorique de l’écriture ordinaire en milieu numérique : le cas de la liste et de l’anthologisation des pratiques de la critique culturelle amateure » qui porte sur les pratiques d’écriture ordinaire en milieu numérique et sur des questions de littératie numérique des publics des plateformes culturelles.
Numérique, écriture et épuisement, Recherche personnelle, Recherche-création, 2025-auj.
Sujet de recherche : Technologie d’écriture, forme d’écriture, fatigue, épuisement, pratique artistique
Résumé : Ces travaux mobilisent des approches de recherche en théorie littéraire, en esthétique, en anthropologie de l’écriture et de la technique et en sciences de l’information et de la communication. Ils s’appuient sur des méthodes de recherche-création. Cela à partir des recherches doctorales sur les formes d’écriture et leur pouvoir d’augmentation et de façonnement des pratiques sociales, et notamment à partir de la définition deleuzienne de l’épuisement comme machine de production textuelle dans l’écriture de Samuel Beckett. Je mène une réflexion autour des divers rapports créatifs entre formes d’écriture et les notions de fatigue / d’épuisement qui pourraient guider les pratiques artistiques : fatiguer les formes, les formes fatiguées, les formes infatigables, se fatiguer des formes, donner forme à la fatigue, la fatigue comme forme, les formes vues depuis la fatigue, la fatigue informe ou sans forme. J’ai eu l’occasion d’intervenir avec la communication « Une lecture de L’Épuisé de Gilles Deleuze, entre théorie de la littérature et écriture numérique », au séminaire interne au laboratoire DICEN-IdF de la thématique « Traces » portant sur le thème de l’épuisement, à Université Paris Nanterre. J’ai eu également la possibilité de participation à un projet de recherche-création avec le texte « Forma e fatica [Forme et fatigue] », qui sera intégré à l’exposition de l’artiste plasticien Enea Toldo en collaboration avec la curatrice Sibilla Panzeri, le 18 juin 2026 au Lokal-int à Bienne en Suisse.
Thèse (TH) intitulée : Rhétorique de la liste dans la plateformisation de la critique culturelle — Formes et outils d’écriture de la participation numérique, 2019-2024
Résumé : Mes travaux de thèse s’inscrivent dans le domaine des Sciences de l’information et de la communication tout en convoquant dans cette recherche la sociologie de la réception, l’anthropologie de la participation, les théories du support et de l’écriture numérique. Ils étudient les formes d’écriture et leur pouvoir d’action en contexte de participation numérique. Le travail se concentre sur la liste, comprise par la littérature académique en SIC comme une forme d’organisation des connaissances et des sociétés, et dont nous soutenons qu’elle joue également un rôle central dans l’écriture numérique participative. J’analyse un corpus de neuf plateformes de critique culturelle et j’interroge les formes qui articulent les activités participatives en leur sein. Ces formes ressortent d’une trivialité intermédiatique et d’une histoire de matérialisation des processus participatifs, mis en relief par le tournant matériel des études sur la participation et par l’épistémologie du support d’inscription, dont l’informatisation et la plateformisation ne seraient que les derniers volets. Dans le cadre de participation spécifique aux dispositifs participatifs observés, les formes d’écriture s’intègrent à un paradigme de participation outillée où la forme d’écriture se socialise par un toolkit, une boite à outils contenant des outils et les moyens de leur retransmission. Ce milieu allie conception et usages et se base principalement sur la mise en relation pour produire de l’activité. Je propose, à partir d’une discussion théorique, une modélisation de la liste, de ses composantes et de ses opérations formelles. Transposée en milieu technique numérique, elle se confronte à de textualités computationnelle, hypertextuelle, paratextuelle et architextuelle qui en modifient configuration et affordances et qui transforment les modalités d’appropriation et l’agentivité des usagers. L’analyse empirique montre, d’abord, que la liste informatisée est une modalité d’encodage technique de l’équipement collectif de l’intelligence et de la production participative de savoir. Elle se dispose selon une syntaxe spécifique en se branchant à d’autres listes et technologies d’écriture et elle supporte une action de large portée dans la textualité numérique dont nous établissons une typologie. Ensuite, je me concentre sur l’inflexion participative de l’outil, la synecdoque de la mise en liste, opérée par les plateformes sous une perspective d’écologie médiatique. L’anthologisation, la mise en liste participative, de la critique culturelle s’observe dans des pratiques d’indexation, de navigation et de conception sociale. Outre la taxinomie populaire et le bookmarking social, la participation matérielle engendre des formes d’écriture participative par un usage récursif des outils d’écriture écrits. La conception sociale représente une évolution de la littératie numérique des publics des plateformes. La mise en liste s’exploite également par la rhétorique marchande que je présente, enfin, dans le cas d’étude approfondie de GoodReads. La thèse aboutit sur une proposition d’étude de la conception de systèmes d’écriture participatifs inclusifs et ouverts.
Méthodologie : J’interroge la trivialité de la liste en nous servant d’une méthode sémio-rhétorique, qui dérive principalement de l’analyse pragmatique et combine une sémiotique des interfaces et une sémiotique des relations, pour déterminer ces métamorphoses formelles et performatives. Je prends en compte les agents sémiotiques qui mobilisent les formes rhétoriques au niveau le plus superficiel des interfaces numériques dans des actes communicationnels avec autrui.
Mots-clefs : liste, technologie intellectuelle, forme rhétorique, outil d’écriture, affordance, écriture numérique, participation numérique, plateforme, critique culturelle
L’Inducks comme dispositif contributif culturel, ANR Collabora, 2019-2021.
Sujet de recherche : Éditorialisation, plateformes contributives culturelles, collection numérique, usage professionnel, amateur
Résumé : L’Inducks est un index éditorialisé des bandes dessinées Disney conçu au milieu des années 1990 et alimenté chaque jour par des amateurs de vingt-sept pays. Il est devenu, avec le temps, un outil de travail irremplaçable pour les professionnels du secteur. Nous interrogeons l’histoire et l’impact de la collection numérique sur la production éditoriale, le processus de documentarisation contributive qui s’opère au sein de la plateforme, les usages professionnels d’une création amateure. Ces travaux naissent dans le cadre de recherche de l’ANR Collabora et à partir d’une formation en alternance de dix mois au sein de la rédaction française de la bande dessinée Disney, Disney Hachette Presse, entre septembre 2018 et mai 2019. Ils s’appuient sur des méthodes qualitatives d’analyse d’interfaces numériques et sur une enquête ethnographique qui combine l’observation participante, la réalisation de questionnaires et d’entretiens. Ce travail porte à trois interventions dans des colloques et à une publication.
Participation à des projets de recherche
| Nom du projet : | SOBREPOL – Politiques de la sobriété énergétique dans la crise de l’énergie-climat, École nationale des ponts et chaussées – IPP, Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS) |
| Co-porteurs du projet : | Claire Le Renard (LATTS), Jérémy Bouillet (EDF R&D) |
| Années de participation : | 2025-auj. |
| Statut : | post-doctorante |
Résumé : Le projet SOBREPOL ambitionne d’analyser les ressorts d’une politique de réduction des consommations énergétiques à partir de 2022 qui, si elle ne répond pas aux définitions les plus ambitieuses de la sobriété, constitue un moment inédit pour l’analyse empirique. Son originalité réside dans l’articulation d’une conception large de l’espace public (à travers ses arènes médiatiques mais également politiques) avec une sociologie des pratiques pour laquelle des points de comparaison temporelle existent déjà et une sociologie des problèmes publics attentives aux (re)cadrages des problèmes et des solutions, aux acteurs considérés comme responsables et/ou propriétaires des problèmes, aux arènes ainsi qu’aux modalités d’élaboration des politiques publiques. Le lot 2 « Trajectoire de la sobriété dans l’espace public : comprendre la construction de la sobriété par l’évolution des cadrages médiatiques, des récits publics et des dimensions programmatiques partisanes » porte sur l’identification de la trajectoire de publicisation et de médiatisation du problème public constitué par les questions de sobriété, discuté et mis en forme dans l’espace public dans les arènes médiatiques, partisanes ou en termes de controverse portée par des acteurs.
Contributions au projet : Mes missions visent à créer un corpus de textes et en élaborer le traitement avec des outils d’analyse textuelle, en dialogue avec les autres lots du projet. Mes activités principales : réalisation d’un double état de l’art, méthodologique et sur le thème de l’étude, élaboration de plusieurs corpus textuels (discours médiatique, programmes politiques des partis français, discours de figures expertes), conception d’une chaîne de traitement en analyse textuelle, documentée et reproductible, visant à documenter l’évolution du lexique, du cadrage, et des arguments associés à la sobriété énergétique sur plus de vingt ans et dans différentes arènes, analyse, participation à la rédaction du rapport de cette recherche, travail en équipe, valorisation de la recherche.
| Nom du projet : | No(u)s mèmes, Université Paris Nanterre, EUR ArTeC |
| Co-porteurs du projet : | Irene De Togni (Université Paris Nanterre-Dicen), Fabrizio Defilippi (Université Paris Nanterre-Dicen), Lucas Fritz (Université Paris Nanterre-Dicen), Adrien Péquignot (Université Paris 8- Cemti), Gabriele Stera (Université Paris 8- FabLitt) |
| Années de participation : | 2022-auj. |
| Statut : | doctorante et post-doctorante |
Résumé : Avec l’essor des réseaux sociaux numériques, nous assistons depuis quelques années à la prolifération de « mèmes », formes humoristiques constituées d’images fixes ou animées, et souvent associées à un texte court. Entre divertissement, politique et critique sociale, les mèmes permettent de véhiculer des messages parfois complexes, en créant, par le biais de l’ironie, des liens (éphémères ou durables) entre les usagers. Souvent pris dans des logiques de viralité, les mèmes vivent des transformations multiples et inattendues au cours du temps. Le projet naît dans le contexte de l’organisation d’une journée d’études « No(u)s mèmes » qui a eu lieu le 14 octobre 2022 au CNAM à Paris. Cette journée d’étude, organisée avec le soutien de l’EUR ArTeC, aborde les mèmes en tant que nouvelles formes d’écriture du « soi » et du « nous ». Étudier « nos » mèmes signifierait, alors, comprendre quelque chose de « nous-mêmes », de nos pratiques, en ligne et hors ligne, de nos imaginaires et de nos liens cognitivo-affectifs, entre expression intime et renouvellement de l’« horizon de sens » collectif. La co-direction des numéros #11 et #12 de la revue Hybrid intitulés « Vies et vitalités des mèmes » s’inscrit dans la continuité des thématiques développées lors de la journée d’étude. Le projet comprend également des missions ponctuelles de médiation scientifique telles que l’organisation d’ateliers invitant à la réflexion autour des mèmes lors de la Fête de la Science 2023 à l’Université Paris Nanterre en collaboration avec des artistes.
Contributions au projet : Je fais partie de l’équipe de doctorants co-porteurs du projet. J’ai participé à l’idéation, au développement de la problématique ainsi qu’aux choix des terrains et des méthodes d’analyse. J’ai notamment pris une part importante dans l’organisation de la journée d’études « No(u)s mèmes » et à la valorisation médiatique de la journée ainsi que dans la proposition des ateliers. Je fais également partie du comité éditorial du numéro #12 et #13 de la revue Hybrid.
| Nom du projet : | Généricité des plateformes et littératie numérique, DICEN-IdF, Université Paris Nanterre |
| Co-porteurs du projet : | Irene De Togni (DICEN-IdF), Cécile Payeur (DICEN-IdF) |
| Années de participation : | 2021-2023 |
| Statut : | doctorante |
Résumé : Le projet vise à étudier les sujets de l’écriture numérique, des genre et génération textuelle et logicielle et de la littératie numérique. Avec l’émergence du phénomène de plateformisation dans le domaine de la culture se pose la question de l’implication de l’utilisateur dans la production de savoir et des processus de capacitation générés par sa participation. À travers une analyse sur plusieurs niveaux de l’écriture numérique, ces travaux interrogent les dynamiques de proposition de formes génériques et les pratiques de réinvestissement plus ou moins transformatif de ces formes dans une perspective où la participation des utilisateurs ainsi outillée s’étend, via leur activité de consommation et production de texte et d’interprétation des formes génériques proposées, au design des plateformes. Les travaux s’appuient, d’un côté, sur une activité d’enseignement et de suivi de projets étudiant.e.s de conception et de développement de plateformes (Projet tuteuré — Généricité des plateformes et littératie numérique, 2021-2022 et 2022-2023) et, de l’autre, sur une activité de recherche finalisée à la publication et à la communication scientifiques autour de thèmes de littératie et rhétorique numériques (1 publication dans la revue Intelligibilité du numérique).
Contributions au projet : Je suis à l’origine du projet avec Cécile Payeur, j’ai participé aux activités de recherche et d’enseignement au sein du projet.
| Nom du projet : | ANR Collabora, DICEN-IdF, Université Paris Nanterre |
| Porteur du projet : | Marta Severo (DICEN-IdF) |
| Années de participation : | 2019-2023. |
| Statut : | doctorante |
Résumé : Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l’amateur. Le web, d’abord avec les blogs et ensuite avec les réseaux sociaux et les plateformes collaboratives, a offert de nouveaux espaces dans lesquels le pro-amateur peut trouver un terrain ouvert et démocratique où il peut s’exprimer et obtenir une reconnaissance aux côtés de l’expert officiellement chargé de la construction de la connaissance. Le projet COLLABORA vise à développer une réflexion théorique, empirique et politique au sujet de ces nouvelles plateformes numériques contributives de création, documentation et valorisation des cultures et des patrimoines. Pour ce faire, le projet poursuit trois objectifs dans son étude : un objectif théorique (épistémologie des plateformes) ; un objectif empirique (usages des plateformes) ; un troisième objectif politique (plateformes en action). Du point de vue théorique, en interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives et pratiques amateur, ce projet a l’ambition de proposer une nouvelle approche privilégiant la relation entre amateurs et institutions et l’analyse des plateformes en tant que « cadre frontière » commun aux différents acteurs qu’y agissent. A partir de ce cadre théorique et de l’analyse des usages des plateformes existantes, ce projet prévoit comme étape ultime la co-création de recommandations et leur validation à travers la co-création d’une plateforme, en engageant dans cette démarche les principaux acteurs du projet : les institutions, les amateurs, les chercheurs et les ingénieurs.
Contributions au projet : Tout au long de mon contrat doctoral j’ai participé de manière active aux réunions et aux événements scientifiques au sein du projet. J’ai participé notamment à la constitution d’un corpus pour la sélection de cas d’étude dans la première phase du projet notamment via l’alimentation de l’observatoire des plateformes contributives culturelles et à la mise en œuvre de protocoles de recherche comportant notamment des enquêtes quantitatives à travers des questionnaires. J’ai, en plus, contribué à l’étude d’un nombre de cas de plateformes contributives culturelles au sein de mon travail de thèse et par la production de publications ou de communications scientifiques rattachées au projet.
Participation à des collectifs et programmes de recherche
Séminaire général du LATTS & Séminaire de l’Axe « GOT », 2025-auj., Post-Doctorat
Résumé : Le laboratoire s’inscrit en sciences humaines et sociales, et est spécialiste de la ville et des territoires, de l’action publique et du travail. Partant du constat que les mondes techniques revêtent une importance particulière et croissante dans les transformations spatiales, sociétales, économiques et politiques, il s’attache notamment à comprendre la manière dont les infrastructures et les dispositifs techniques sont façonnés par les divers mondes sociaux dans lesquels ils s’insèrent et, inversement, comment ils contribuent à les transformer. Le séminaire à cadence mensuelle est organisé autour de la présentation de travaux effectués par des chercheurs et chercheuses, membres du LATTS ou d’autres institutions. Les travaux et les livres présentés et discutés s’inscrivent dans les deux thématiques générales retenues pour le séminaire : « technique et politique » et « actualité des études urbaines ». Les séminaires de l’axe GOT se caractérisent par l’inscription disciplinaire en sociologie : la sociologie politique, la sociologie des organisations et la sociologie du travail. Une attention particulière est accordée aux dispositifs sociotechniques.
Séminaire du GRETS, Groupe EDF, 2025-auj., Post-Doctorat
Résumé : Le GRETS (Groupe de Recherche Énergie Technologie et Société) est une équipe de recherche en sciences sociales (sociologie, science politique, sémiologie, anthropologie, linguistique) appartenant à la Direction de la Recherche & du Développement d’EDF, dont la mission est de conduire des études et recherches sur des sujets intéressant le Groupe EDF. Les Séminaires du GRETS existent depuis trente ans et se déroulent en partenariat avec la Fondation maison des sciences de l’homme. Libres d’accès et ouverts à un large public (EDF et autres entreprises ou institutions), à l’interface entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche académique.
« Atelier de lecture sur genre et énergie », E4C, IPP, 2026-auj., Post-Doctorat
Résumé : Le Centre interdisciplinaire Energy4Climate (E4C) lancé en juin 2019 par l’Institut Polytechnique de Paris et l’École des Ponts ParisTech s’implique dans la transition énergétique, par le biais de la recherche, de la formation et de l’innovation. En dialogue avec des collègues, je propose un atelier de lecture de textes en SHS sur les manières dont l’énergie croise des questions de genre (pétromasculisme, justice sociale au sein de la transition énergétique, par exemple) : pour les articles, un atelier de lecture classique ; pour les ouvrages, selon le nombre de participant·es, un arpentage pourrait être proposé comme mode de lecture collective.
Séminaire de l’Axe « Traces · Patrimoines · Cultures · Mémoires », DICEN-IdF, 2019-auj., Doctorat
Résumé : Les séminaires de l’axe portent sur l’étude du cycle de vie de la trace. La trace est considérée comme témoin de la culture numérique, comme un outil pour suivre son évolution dans toutes ses phases. Les travaux présentés portent sur les domaines suivants : patrimoines, mémoires et cultures en considérant toute une variété d’acteurs et de contextes (institutionnels, amateurs, associatifs, citoyens, militants, etc.) ; archives en analysant des objets tels que les pratiques archivistiques, les procès filmés et les archives du web ; pratiques participatives, collaboratives et contributives autour de la production, édition, publication, réutilisation ou détournement des traces ; phénomènes liés aux crises sanitaires et environnementales, et au développement territorial ; questionnements liés au genre dans le cadre du cycle de vie de la trace (matrimoines, réseaux et discours masculinistes, etc.) ; aspects plus techniques de la vie de la trace et notamment les protocoles d’éditorialisation et les normes d’annotations des vidéos et images fixes ( iiiF).
Collectif Champs des Possibles, 2025-auj., Post-Doctorat
Résumé : Créé en avril 2023, le collectif Champ des possibles regroupe des doctorant·es, enseignant·es-chercheur·euses, chercheur·euses qui souhaitaient réfléchir au positionnement de la recherche face aux crises environnementales et agir ensemble, à l’échelle de la Cité Descartes et au-delà. Les membres du collectif partagent plusieurs idées majeures : la volonté de ne pas séparer les problématiques environnementales et écologiques des questions d’inégalités sociales, la conviction que les actions à mener ne se limitent pas aux solutions techniques ou technologiques, la nécessité de reconnaître ladimension politique des transformations socio-écologiques, et le souhait de contribuer à l’éclairage du débat public autour de ces enjeux et d’agir.
Culture Media Lab, 2019-auj., Doctorat, Post-Doctorat
Un groupe transversal qui fédère des chercheur.e.s du laboratoire Dicen-Idf (notamment de l’Université Paris Nanterre) intéressé.e.s à expérimenter de nouvelles démarches théoriques et empiriques pour étudier les phénomènes communicationnels et sociaux liés aux mondes de la culture et de la création. Le groupe se distingue pour trois éléments d’originalité : méthodes de recherche nativement numériques, données nativement numériques et renouvellement des mondes de la culture et de la création. Les activités du CML sont organisées en interaction avec un large réseau d’acteurs académiques, institutionnels, associatifs et du monde de l’entreprise. Elles peuvent prendre la forme de réponses à appel à projet, d’expertises dans le champ public ou privé, de collaborations entre collègues ou de projets pédagogiques dans le cadre de nos formations en alternance.
Publications et communications scientifiques
Publications
Revues à comité de lecture
De Togni, I. (2026 — à paraître). Listes et effets de liste dans les plateformes littéraires participatives. Hermès, La Revue, 97.
De Togni, I. (2026 — à paraître). Proposition d’une rhétorique numérique : littératie et affordances des listes de la plateforme MUBI. Études de communication, 66.
Allard, L., De Togni, I., Defilippi, F., Fritz, L., Péquignot, A., Stera, G. (2025). Performativités, domestications et résistances mémétiques. Vies et vitalités des mèmes (vol. 2). Revue Hybrid, 13. https://doi.org/10.4000/13ut2
Allard, L., De Togni, I., Defilippi, F., Fritz, L., Péquignot, A., Stera, G. (2024). Naissance et renaissance des mèmes. Vies et vitalités des mèmes (vol. 1). Revue Hybrid, 12. https://doi.org/10.4000/12m98
De Togni, I., Payeur, C. (2023). Formes discursives et design génériques dans les plateformes participatives de critique culturelle : vers une dimension créative de la littératie numérique. Intelligibilité du numérique, 4. https://doi.org/10.34745/numerev_1927
De Togni, I., (2022). L’index éditorialisé Inducks entre amateurs et professionnels de la bande dessinée Disney : nouveaux équilibres et nouveaux modèles participatifs. Hybrid [En ligne], 8. https://doi.org/10.4000/hybrid.1725
Actes de colloques internationaux avec comité de sélection
De Togni, I. (2027 — à paraître). Formes de l’écriture numérique ordinaire en milieu numérique : le cas de la liste. Actes du Colloque international Écrits ordinaires. Hermann.
De Togni, I. (2023). Les publics outillées des plateformes de critique culturelle : le cas des listes participatives de Goodreads. Actes du XXIII° Congrès de la SFSIC. URL : https://www.sfsic.org/wp-inside/uploads/2024/05/actes-congres-sfsic-2023-volume-2_compressed.pdf
De Togni, I. (2021). L’éditorialisation contributive de l’Inducks entre amateurs et professionnels de la bande dessinée Disney. Actes du XXII° Congrès de la SFSIC. Domenget, J.-C., (dir.), 691-694. URL : https://www.sfsic.org/wp-inside/uploads/2022/04/actes-congres-sfsic-2021-grenoble.pdf
Comptes rendus d’ouvrages ou d’événements scientifiques
Villaroel, A., De Togni, I., Ducellier, M., Vuillien, M., (à paraître). Compte rendu de la 1ère Journée des jeunes chercheurs du réseau ParticipArc du 16 novembre 2022.
De Togni, I. (2021). Colloque « La fabrique de la participation culturelle : plateformes numériques et enjeux démocratiques », Projet ANR Collabora, 30 novembre et 1er décembre 2020. Communication & langages, 210, 224-225. https://doi.org/10.3917/comla1.210.0224
Autres publications et vulgarisations
De Togni, I., (à paraître). « Forma e fatica [Forme et fatigue] », texte écrit pour l’exposition de l’artiste plasticien Enea Toldo en collaboration avec la curatrice Sibilla Panzeri qui sera inaugurée le18 giugno 2026 au Lokal-int, Bienne, Suisse.
De Togni, I., (à paraître). « La liste numérique », Notice du Publictionnaire.
De Togni, I. (2022). « Babelio » in : Marta Severo, Sébastien Shulz et Olivier Thuillas, Culture en partage. Guide des plateformes culturelles contributives, Limoges, Éd. FYP, 26-29.
Communications
Communications dans des colloques internationaux
30 juin-2 juillet 2026 : « Planification et communication pour ‘faire participer’ à la sobriété énergétique en contexte de crise », avec Claire Le Renard (LATTS), XVIII° Congrès national de l’AFSP, Section thématique « Politiques de la sobriété, ou gouverner la diminution des consommations : instruments, arènes, controverses », Lyon.
17-20 juin 2026 : « Certifier l’avenir incertain : agentivité médiatique et communication du plan de sobriété énergétique de 2022-2023 », XI° Congrès de l’AFS 2026, Panel thématique « Dire l’incertain : indétermination écologique, politique et futurs possibles », Université Paris Cité.
12-14 novembre 2025 : « Rhétorique de l’écriture numérique ordinaire en milieu numérique : le cas de la liste et de l’anthologisation des pratiques de la critique culturelle amateure », Colloque international « Écrits ordinaires, pratiques d’écriture et de lecture dans les espaces domestiques et publics », Créteil.
16 juin 2023 : « Les publics outillés des plateformes de critique culturelle : le cas des listes participatives de Goodreads », XXIII° Congrès de la SFSIC, « La numérisation des sociétés », Axe 2. Culture(s), création et innovation, Bordeaux.
10 juin 2021 : « L’éditorialisation contributive de l’Inducks entre amateurs et professionnels de la bande dessinée Disney », XXII° Congrès de la SFSIC, « Sociétés et espaces en mouvements », Axe 3 : Participations, Consommations, Engagements, Échirolles.
6 mai 2021 : « Inducks, histoire d’une collection numérique des bandes-dessinées Disney », Colloque 145e congrès du CTHS : « Collecter, collectionner, conserver », Nantes.
1 décembre 2020 : « L’éditorialisation contributive de l’Inducks entre amateurs et professionnels de la bande dessinée Disney », Colloque « La fabrique de la participation culturelle : plateformes numériques et enjeux démocratiques », Projet ANR COLLABORA.
Communications dans des journées d’étude
19 mai 2025 : « Plateformes contributives culturelles : bilan du projet ANR Collabora », avec Benjamin Barbier (LabSic), Journée d’études sur la Recherche participative, Université Paris Nanterre.
19 mars 2025 : « Rhétorique numérique et pouvoir d’action des formes d’écriture participative au sein des plateformes de critique culturelle », TR3 Communautés et mondes sociaux, Semaine Numérique des URFIST #SNDU2025.
20 mars 2024 : « Utiliser des mèmes pour la communication de sa recherche », Semaine Numérique des URFIST #SNDU2024.
21 mai 2021 : « Définir l’objet et définir le terrain de recherche. Questions épistémologiques et de méthode dans l’élaboration d’un corpus », Journée des Jeunes Chercheur.e.s 2021 du laboratoire GERiiCO.
Séminaires
19 février 2026 : « Communication et design de la participation énergétique : synecdoques et cybernétiques corporelles », séminaire du groupe Culture Media Lab, Université Paris Nanterre.
7 février 2025 : « Une lecture de L’Épuisé de Gilles Deleuze, entre théorie de la littérature et écriture numérique », séminaire interne au laboratoire DICEN-IdF, thématique « Traces », Université Paris Nanterre.
31 mai 2024 : « Proposition d’une rhétorique dispositive : présentation du travail de thèse », séminaire du groupe Culture Media Lab, Université Paris Nanterre.
22 septembre 2022 : « Sémio-rhétorique de la participation numérique : le travail de la liste dans les plateformes de critique culturelle », Doctoriales du laboratoire DICEN-IdF, CNAM de Paris.
7 février 2022 : « Rhétorique de la critique contributive sur le web : présentation du travail de thèse », séminaire du groupe Culture Media Lab, Université Paris Nanterre.
13 septembre 2021 : « Nouvelles configurations de la critique amateur en ligne : focus sur la liste », Doctoriales du laboratoire DICEN-IdF, CNAM de Paris.
10 septembre 2020 : « Présentation du travail de thèse », Doctoriales du laboratoire DICEN-IdF, CNAM de Paris.
Autres interventions et vulgarisations
26 mars 2026 : Poster scientifique « Rendre visible la sobriété pour inviter à y participer », Événement sur la SNBC3 « Avec le nouvel objectif de réduction de l’empreinte carbone de la France, quels leviers pour accélérer ? », organisé par le Ministère de la Transition Écologique, École Nationale des Ponts et Chaussées.
28 novembre 2024 : Lancement Hybrid 12 – Vies et vitalités des mèmes. 1 : naissance et renaissance des mèmes, Journée d’études 10 ans Hybrid « Publier et diffuser les sciences humaines et sociales : quelles pratiques dans l’édition universitaire contemporaine ?» organisée par ArTeC, BnF Richelieu.
14 octobre 2022 : Animation de la table ronde « La fabrique des mèmes, la fabrique des memers », Journée d’études No(u)s mèmes organisée avec le soutien de l’EUR ArTeC.
Valorisation de la recherche
Organisation de manifestations scientifiques
Membre du comité d’organisation des manifestations suivantes :
Atelier « Sciences avec et pour la société », avec Benjamin Barbier (LabSic), Journée d’études sur la Recherche participative, 19 mai 2025, Université Paris Nanterre.
Atelier de médiation scientifique à la Fête de la Science 2023, 14 octobre 2023, Université Paris Nanterre.
Journée d’études doctorale « 1ère Journée Jeunes Chercheur.e.s Recherches culturelles participatives, » réseau ParticipArc — Recherches culturelles et sciences participatives, 16 novembre 2022, Muséum d’histoire naturelle. URL : https://particip-arc-jc.sciencesconf.org
Atelier de création numérique, Journée d’études « No(u)s mèmes » organisée avec le soutien de l’EUR ArTeC, 14 octobre 2022, Salle des textiles du CNAM de Paris.
Journée d’études doctorale « No(u)s mèmes, » organisée avec le soutien de l’EUR ArTeC, 14 octobre 2022, Salle des textiles du CNAM de Paris. URL : https://eur-artec.fr/evenements/nous-memes
Direction d’ouvrages ou de revues (DO)
Membre du comité éditorial de revues scientifiques :
Allard, L., De Togni, I., Defilippi, F., Fritz, L., Péquignot, A., Stera, G. (dir.) (2025). Vies et vitalités des mèmes 2 : Performativité des mèmes. Revue Hybrid, 13.
Allard, L., De Togni, I., Defilippi, F., Fritz, L., Péquignot, A., Stera, G. (dir.) (2024). Vies et vitalités des mèmes 1 : Naissance et renaissance des mèmes. Revue Hybrid, 12.
Participation à des comités scientifiques
Membre du comité scientifique des ouvrages et des manifestations suivantes :
Segault, A., Severo, M. (dir.) (à paraître). Mouvement Wikimédia. Presses de l’Université de Nanterre.
Webinaire « (Ir)responsabiliser le numérique : objets, pratiques et savoirs pour la transition écologique », Projet RENUM, 2025-auj., DICEN-IdF.
Journée d’études Wikimédia, « Le mouvement Wikimédia : des projets, des communautés et des communs, » 14 mars 2025, CNAM de Paris. URL : https://wikimouv2025.sciencesconf.org
Colloque « La fabrique de la participation culturelle : plateformes numériques et enjeux démocratiques », Projet ANR Collabora, 30 novembre et 1er décembre 2020. URL : https://www.dicen-idf.org/evenement/colloque-la-fabrique-de-la-participation-culturelle-plateformes-numeriques-et-enjeux-democratiques
Interventions dans les médias
« Entretien : Le mème comme objet d’étude » avec Irene De Togni, Fabrizio Defilippi et Lucas Fritz réalisé par Élie Petit paru sur le site du Culture Media Lab. URL : https://culturemedialab.parisnanterre.fr/entretien-le-meme-comme-objet-detude