À l’occasion du séminaire interne au laboratoire Dicen de la thématique « Traces » du 7 février 2025, ayant pour objet la notion d’épuisement, je présente une réflexion autour du texte L’épuisé de Gilles Deleuze, écrit en postface à Quad et autres pièces pour la télévision de Samuel Beckett et paru en 1992 aux Éditions de Minuit. Il s’agit du seul texte que Deleuze écrit sur Beckett parmi ses nombreux travaux dédiés à la littérature (Proust et les signes en 1970, Kafka pour une littérature mineure en 1975, Critique et clinique en 1993 – où apparaît une référence à Beckett en rapport au « bégaiement » de la langue, aux « trous » réalisés sur la langue de l’intérieur). Il déploie une réflexion, non seulement sur les écrits pour la télévision, mais aussi sur le mouvement général de son œuvre.
Mon intervention intitulée « Une lecture de L’Épuisé de Gilles Deleuze, entre théorie de la littérature et écriture numérique » se pose ainsi trois objectifs : contribuer à une définition théorique du concept d’épuisement, grâce à une lecture de L’épuisé de Gilles Deleuze ; dégager une définition procédurale et opérationnelle de l’épuisement qui dérive de la théorie littéraire et de l’analyse de l’écriture de Samuel Beckett ; ouvrir de possibles pistes de réflexion pour l’écriture numérique. Je me base sur des travaux de recherche en théorie littéraire réalisés dans le cadre de mon Master 1 et 2 en Lettres et que je propose, ici et à titre exploratoire, dans un enjeu de problématisation de l’écriture informatisée.


Laisser un commentaire