Catégorie : séminaire

  • Intervention au séminaire du CML

    Avec Dylan Fluzin, une participation au séminaire interne du groupe de recherche Culture Média Lab (DICEN IDF, Université Paris Nanterre) du 19 février 2026.

    Les deux communications visent à interroger des points de rencontre entre les sciences de l’information et de la communication et le design. En mettant en avant une approche matérielle aux phénomènes communicationnels, elles se rejoignent sur la question : comment des dispositifs info-communicationnels dessinent et encadrent des pratiques collectives (pratiques énergétiques d’un côté, pratiques mémorielles de l’autre) ?

    « Communication et design de la participation énergétique : synecdoques et cybernétiques corporelles » 

    Irene De Togni. Post-doctorante à l’ENPC, LATTS.

    Cette communication présente une partie des travaux en cours dans le cadre du contrat post-doctoral pour le « Projet ADEME SOBREPOL – Politiques de sobriété énergétique dans la crise énergie-climat ». Elle se concentrera sur le cadre théorique, le corpus et la méthodologie d’analyse. L’analyse porte notamment sur le « plan de sobriété énergétique » de 2022-2023, et sur la campagne gouvernementale de communication-action grand public « chaque geste compte ». La campagne est étudiée à travers la question de la participation énergétique, dans une perspective où les objets info-communicationnels sont en même temps des médias qui engagent la participation citoyenne avec des modalités diverses et des représentations diverses de la planification et de la participation énergétique, des médiatisations plurielles, stratifiées et circulantes. Médiation technique et médiatisation de la sobriété mettent en lumière des aspects matériels, techniques et corporels précis qui posent autrement la question de la tension entre responsabilité individuelle et système sociotechnique (entreprise, collectivité territoriale, État, etc.) face au problème écologique à travers la question de l’incorporation des pratiques de participation énergétiques.

    « Plateforme, mémoire, et dispositif : une approche de recherche par le design des pratiques d’archivation LGBTQIA+ » 

    Dylan Fluzin. Doctorant en SIC et Design, DICEN IDF. 

    Le travail de thèse porte globalement sur les pratiques de mémoire et d’auto-documentation dans les communautés LGBTQIA+, en particulier à partir de contenus produits sur des plateformes comme Instagram. Cette présentation n’insistera pas tant sur le terrain lui-même que sur la manière dont la question est abordée méthodologiquement. L’idée serait de montrer que les plateformes ne sont pas considérées seulement comme des supports de contenus, mais comme des dispositifs techniques et informationnels dont le design influence concrètement la manière dont les communautés produisent, font circuler et conservent leurs traces. À partir de là, ce travail consiste à faire un double mouvement : analyser ces effets du design de plateforme sur les pratiques mémorielles, puis expérimenter en première personne, par des dispositifs de recherche par le design (ateliers, protocoles d’éditorialisation, transformations matérielles de données, etc.), des formes possibles d’archivation qui tiennent compte de ces contraintes.

  • Intervention au séminaire des jeunes chercheur.euse.s, #SNDU2025

    Du 17 au 21 mars 2025, le Réseau des Urfist propose une série, intégralement à distance, de rencontres, ateliers, formations et webinaires pour outiller vos recherches. Les 7 Urfist invitent à découvrir ou compléter les connaissances sur l’intelligence artificielle, les fake sciences, les corpus textuels, ORCID, la publication en accès libre et les registered reports, les mèmes, la 3D, la gestion des photos et des images, etc.

    J’ai eu le plaisir d’intervenir au Séminaire jeunes chercheurs information scientifique #SNDU2025, tenu le 19 mars 2025, dans la Table ronde 3 : Communautés et mondes sociaux.

    Mon intervention, Rhétorique numérique et pouvoir d’action des formes d’écriture participative au sein des plateformes de critique culturelle, a porté sur mon travail de thèse. J’ai présenté l’étude les formes d’écriture et leur pouvoir d’action en contexte de participation numérique. La thèse se concentre sur un objet sémiotique singulier, celui de la liste, que j’analyse dans un corpus de neuf plateformes de critique culturelle. La liste est comprise comme une forme sémiotique qui est, d’abord, observable sur nos écrans, qui, ensuite, déploie des modalités de socialisation dans des processus infocommunicationnels et qui, enfin, représente le lieu d’inscription d’un nombre de rapports de pouvoir qui se jouent dans ces processus. À travers l’étude de cette forme, je propose le déploiement d’une rhétorique de l’écriture numérique et des processus de participation.

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  • Intervention au séminaire de la thématique « Traces », DICEN-IdF

    À l’occasion du séminaire interne au laboratoire Dicen de la thématique « Traces » du 7 février 2025, ayant pour objet la notion d’épuisement, je présente une réflexion autour du texte L’épuisé de Gilles Deleuze, écrit en postface à Quad et autres pièces pour la télévision de Samuel Beckett et paru en 1992 aux Éditions de Minuit. Il s’agit du seul texte que Deleuze écrit sur Beckett parmi ses nombreux travaux dédiés à la littérature (Proust et les signes en 1970, Kafka pour une littérature mineure en 1975, Critique et clinique en 1993 – où apparaît une référence à Beckett en rapport au « bégaiement » de la langue, aux « trous » réalisés sur la langue de l’intérieur). Il déploie une réflexion, non seulement sur les écrits pour la télévision, mais aussi sur le mouvement général de son œuvre.

    Mon intervention intitulée « Une lecture de L’Épuisé de Gilles Deleuze, entre théorie de la littérature et écriture numérique » se pose ainsi trois objectifs : contribuer à une définition théorique du concept d’épuisement, grâce à une lecture de L’épuisé de Gilles Deleuze ; dégager une définition procédurale et opérationnelle de l’épuisement qui dérive de la théorie littéraire et de l’analyse de l’écriture de Samuel Beckett ; ouvrir de possibles pistes de réflexion pour l’écriture numérique. Je me base sur des travaux de recherche en théorie littéraire réalisés dans le cadre de mon Master 1 et 2 en Lettres et que je propose, ici et à titre exploratoire, dans un enjeu de problématisation de l’écriture informatisée.

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